Titre de l'Article.

Briser la barrière, laisser les flots s'échapper. Laisser les mots couler. Ne plus être balloter par ce trop-plein de phrase, de son qui viennent se heurter dans le fond de ma gorge avant de repartir dans les abysses, dans l'oubli. Arriver à être vide, totalement vide. Essayer de combler celui que je ressens en ce moment par un ensemble de lettre. Exprimer ce que je ressens pour ne pas le ressentir constamment. Se libérer, le lui dire. Qu'ils sachent tous que ce manque, que cette absence, que ce vide me ronge, m'empêche d'être motivé, d'avancer. Le temps s'est suspendu depuis que tu n'es plus là. Bourriquet et Via Portable me regardent et attendent aussi. Nous t'attendons tout les trois, espérant que tu ailles mieux, que tu reviendras guérie et pleine de vie, comme avant. C'est dur de te savoir comme ça, de ne rien pouvoir faire pour toi. C'est dur de se dire qu'on est complètement inutile et ça l'est encore plus quand on sait que tout se qu'on pourra tenter de faire ne servira pas à grand chose. Tes bras me manquent, tes câlins aussi, plus que tout autre chose, même. Le son de ta voix au téléphone est différent, je préfère la vraie. Je ne sais pas vraiment pourquoi, en fait. Peut-être à cause des intonations différentes qui te rendent plus joyeuse, plus gaie. Ou juste parce que ta voix est accompagnée des gestes et du regard qu'il faut. Ce qui me manque le plus après tes câlins c'est de pouvoir plonger mes yeux dans les tiens et me perdre autant que je le veux. Quand tu reviendras c'est ce que je ferais. Parce que j'en ai envie, parce que je veux te voir rougir, intimidée par mon regard, parce que je veux sentir ta respiration, ton souffle contre ma peau.

J'essaie de garder un rythme correct, me lever, ne pas rester trop longtemps allongé, ouvrir les volets. Je le fais volontiers, ça, parce que je ne veux pas que tes plantes meurent. Elles me font penser à toi et je comprends enfin pourquoi tu les regardait sans cesse. J'ai gardé un semblant de rythme mais j'ai perdu toute ma motivation, tu n'es plus là, je ne peux profiter de rien et je ne veux pas faire que des choses fades et répétitives. Je m'ennuie. Les soirées croque devant un film à te caresser les cheveux me manquent, les journées dans le quartier Bouffay ou au parc me manquent aussi. Je n'ai pas osé y retourner tout seul, tu me suivrais partout, de toute façon. Un lit, même s'il n'est que d'une place et demi, sera toujours trop grand sans toi. Les couvertures resteront froides sans aucune possibilité de les réchauffer j'ai l'impression. Il me tarde d'être au jour où tu ne devras plus quitter la maison qu'on aura, où tout les soirs on se couchera ensemble, l'un contre l'autre sans pour autant tomber dans la routine. Il me tarde de ne plus devoir dépendre d'une bourse d'état et de ne plus être dans un 18m² mal isolé gentiment prêté par l'état. Je veux pouvoir vivre vraiment. C'est à peine si je vis, en ce moment, je survis tout juste, me forçant à ne pas tomber trop bas, à ne pas craquer. J'aurais voulu être plus fort et ne pas écrire ça, pouvoir te soutenir et que tu t'accroches à moi.. mais il fallait que ça sorte. Que ce barrage cède, que je puisse enfin me libérer du poids de ces mots, que je les vomisse, sans interruption, sans relecture.


# Posted on Monday, 30 November 2009 at 3:02 PM

Un Mythe préservé un peu plus d'une journée.

Il n'y avait pas vraiment pensé, tressaillant par moment, lorsqu'il entendait son prénom. Et il l'entendait souvent, toutes les heures, elle avait marqué son petit esprit et du haut de ses trois ans, sans vraiment trop comprendre, il la cherchait encore pour manger et jouer.

Lui, il l'avait bien compris, dès l'instant où ils s'étaient étreint sur le quai, il était parti, vite, sans se retourner, pour préserver le Mythe. Juste pour préserver le Mythe.

"ça va ?
- Oui, ça va".

674 voitures et 37 poids lourd sur un tronçon de 50Km d'autoroute, à peu près. Et il en avait sûrement louper quelques uns. C'était une façon comme une autre pour s'occuper l'esprit, ne plus penser. Pendant cette heure interminable, mais, le plus difficile ce fut l'arrivée. Il avait ouvert la porte, l'avait fermé à clef, machinalement, et s'était jeté sur le lit, presque en tendant les bras.

"Câlin" avait-il murmuré, avant de s'apercevoir qu'il était seul. Une moitié en moins. Le portable vibrait sans cesse, il écrivait, il aurait préféré parler, étreindre, ne pas avoir à fermer les yeux pour se rappeler de la sensation d'une de ses caresses dans ses cheveux, de la douceur de ses baisers, de son rire. La gorge noué, il avait resisté, encore, pour préserver le Mythe. Et puis, il avait continué de faire comme si Elle était là. Jouant à Crumble, lui écrivant, il avait aérer la chambre après avoir mis un peu d'encens, était parti manger, les avait regarder continuer de vivre tout en se disant que pour lui, c'était fini. Qu'il ne vivrait pas, qu'il ne vivrait plus jusqu'à ce qu'il soit entier.

La journée était passée, la nuit aussi, le lendemain il avait fait ce qu'il avait à faire et puis, il avait choisi le mauvais film. Le mauvais film parce qu'il ne lui avait pas assez occupé l'esprit, parce que les montées de larmes avaient été plus cruelles, plus fréquentes, plus fortes à chaque fois. Alors, dans un gémissement, il s'était laissé aller.

Le Mythe était brisé mais il s'en moquait. Rien ne pouvait exprimer le manque qu'il ressentait plus que ces larmes.

# Posted on Thursday, 30 April 2009 at 2:24 PM

Edited on Friday, 01 May 2009 at 5:42 PM

Besoin... de toucher. J'ai un grand besoin de toucher quelqu'un . De loin, de près. Comment faire de loin sans faire à peu près ?

Besoin... de toucher. J'ai un grand besoin de toucher quelqu'un . De loin, de près. Comment faire de loin sans faire à peu près ?
J'ai ce besoin de te serrer contre moi, de te savoir là. De simplement vivre, à tes côtés. Je ne le répèterai jamais assez, je ne le dirais jamais assez . Surtout lorsque tu es loin, j'ai ce grand besoin de te montrer comment je t'aime. Et ça passe par le toucher.

Danser, sur une main ?

On avait dit qu'on la ferait cette valse, quand tu viendras, dis on dansera, hein , c'est promis ? Dans ma chambre, ou même dehors, sans Musique, qu'importe, on dansera, au rythme de nos c½ur. Ils battent tellement joliment en plus, le plus beau concert de percussion, comme tu le dis si bien .. Ma Muse. Ma Mus-icienne adorée. Et puis l'année prochaine on dansera, à Versailles. Avec ta robe, je la vois bien rouge, ou grise-argenté, il y a de très joli modèle, pas de violet, c'est dommage, le violet te va si bien. Pas de noir, il faut qu'on te voit, parce que tu es Belle. Comme dans Disney. Mais moi j'dis qu'en réalité, tu es Magnifique.

Y'a tellement d'idée qui s'bousculent, tellement d'chose que j'n'arrive pas à exprimer, tellement d'chose que je ne pensais pas possible et qui le sont, en réalité. On a été vite, hein ? Mais qu'est ce que la vitesse, quand on est bien ? Quand on est si bien, même .

C'est un peu comme... une déclaration ? Non. C'est plus que ça. Mais tu le sais. On s'en est rendu compte. Première fois que cela m'arrive, sans savoir pourquoi, sans savoir comment. Agréable. Et même plus encore.

Dis, tu veux bien m'prendre la main ? Et n'plus la lacher. Même pas en cas d'urgence, plus jamais. Jamais. Rester là.

On pourrait presque...

[... Dire qu'on est fait pour ... ]

...vivre ensemble ?

# Posted on Wednesday, 25 March 2009 at 11:43 PM

Maestro



Décousu, Sans Musique. Juste ce qu'il faut pour s'allonger. Rien de plus. Qu'importe, ce n'est pas le but recherché. Mais sais tu ce que tu recherches, après tout ? Tu plaques quelques accords, comme pour me répondre, mais aucun son ne sort. Disparu. Envolé. Juste là. Colombe. Ou corbeaux. Futilités. Essaie les mots. Le sens. C'est le sens, le plus important. Mais même ça, ça glisse. Mouillé, humide, dangereux. Pas de panneaux, juste un signe. Pourquoi ? La Musique, ce n'est pas pour tout le monde. L'écriture non plus. Qu'est ce qu'on y peut ? Rien. Jamais. Laisse. Ta voie, elle est là, ta force aussi. Vision du monde, parfaite, objective. La guitare, ce n'est pas pour toi. Tu t'assieds sur le tabouret, place tes mains légèrement au dessus des touches, et les laisse errer. De ci, de là. La mélodie est un peu plus jolie, un peu moins fausse, en réalité. Ça ne convient toujours pas. Une plume, un encrier, du bleu. Foncé. Comme la nuit. Une touche de jaune, tu glisses. Tu le saisis un peu plus, ce sens, si important à tes yeux. Insatisfaite. Tout le monde peut le faire. Pourquoi toi plus qu'un autre ? Pourquoi un autre plus que toi ? La Musique. La Musique, c'est tout. L'écriture, c'est le niveau en dessous, pour ceux qui n'ont pas le talent. Mais le talent, c'est juste un mot pour les peureux. Pour ceux qui sont effrayés par le travail qu'il faut fournir pour maitriser un instrument. Alors tu te ressaisis. T'installes devant le pupitre, et lis. Difficile. Pénible. La Lecture. De notes. C'est plus compliqué que les mots. Mais beaucoup plus beau. Beaucoup plus valorisant. Effrayée. Respiration plus forte. Soupir. Une main, une épaule, un sourire. Rassurée.

Maestro

# Posted on Monday, 16 March 2009 at 3:32 PM

Vivre !

Vivre c'est se lever auprès de celle qu'on aime, partager le petit déjeuner avec Elle, faire des projets simple, pour la journée.
Vivre, c'est aussi la regarder droit dans les yeux et se perdre dans le vert de ses pupilles, la chatouiller, parce que ça l'embête, mais qu'elle est tellement belle lorsqu'elle rit, manger une sucette à la fraise et l'embrasser alors qu'elle n'aime pas ce parfum, se faire pardonner d'un simple câlin.
Vivre, c'est profiter des instants simples qui nous sont offerts, qu'on se créé aussi. Vivre c'est manger côte à côte avec la personne aimée, essuyer la vaisselle qu'elle lave ou laver la vaisselle qu'elle essuiera ensuite.
Vivre réellement c'est ne pas se projeter trop en avant dans le futur, laisser le passé de côté, même lorsqu'il nous blesse afin de ne pas faire les mêmes erreurs, croire les mêmes choses fausses et ne pas tomber une nouvelle fois de haut.
Vivre, c'est si bon, on n'attends pas l'autre, on vit avec, les choses sont faites en commun lorsqu'elles peuvent l'être, avec plaisir. Les discussions sont nombreuses, au coin du feu, droit dans les yeux et tellement proche qu'on peut se souffler dans l'cou avec plaisir. C'est des échanges agréables, philosophiques, totalement absurdes, sérieux, silencieux ...

Vivre c'est aussi prendre un rythme et le garder tout en variant les plaisirs, sans s'enfermer dans une routine, ni se tuer à la tâche, faire des pauses, ne pas se prendre la tête pour des choses futiles.

Vivre, c'est tout ça et bien plus encore, mais ce qui est sûr, c'est que les mots ne remplace pas un instant vécu.

Et pour la première fois de ma vie, je pense avoir réellement vécu.

[Tu me manques, terriblement, Marika]

# Posted on Monday, 09 March 2009 at 7:40 PM